• Edition: Archipel
    Nombre de pages: 400 pages

    Résumé: En 1947, accompagnée de Giles, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, où sa mère Eva vient de décéder.Avant de mourir, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé les certitudes de la jeune femme concernant ses origines.
    Sur place, Olivia retrouve sa sœur aînée Irène, qui cultive à son égard une franche hostilité. Les mystérieuses archives léguées par leur mère seraient-elles à l’origine d’une telle animosité ?
    Aidée par Maggie, la gérante de la pension où elle loge, Olivia percera un à un les secrets qui enveloppent son enfance.
    Une fois apaisée, Olivia décidera de rester définitivement en Australie, où se trouve sa vraie famille…

    Mon avis : Olivia a une longue histoire familiale en Australie. Après la seconde Guerre, pendant laquelle elle a travaillé en tant qu’infirmière militaire, elle retrouve le chemin de sa terre natale, accompagnée de Gilles, son ami de toujours depuis son arrivée, enfant, en Angleterre. 

    Un lourd secret l’accompagne, qu’elle veut absolument comprendre. Et les fils de son histoire ne sont pas facile à démêler. 

    Elle trouve refuge dans un petit hôtel, géré par Maggie et Sam, avec qui se lie rapidement d’amitié. Un ouragan s’abat sur l’île et provoque un huis clos dont elle ne sortira pas sans réponses… 

    J’ai beaucoup la plume de Tamara Mckinley. Elle a l’art, en général, de tenir en haleine, d’en donner toujours juste ce qu’il faut pour que le lecteur soit happé par l’histoire. Ce livre ne fait pas exception à la règle. 

    Un secret familial, des découvertes ahurissantes, des évènements hauts en couleur, tous les ingrédients sont présents pour que l’on en redemande. Il ne s’agit pourtant pas, du moins je le pense, d’une nouvelle saga, mais plutôt d’un livre unique. Il n’empêche que j’ai beaucoup aimé l’histoire d’Olivia. 

    Le seul bémol, c’est peut-être d’avoir un peu trop tiré en longueur les révélations tant attendues, d’avoir tourné autour du pot si longtemps. J’aime beaucoup le suspense, et la surprise, mais j’ai eu cette fois l’impression d’avoir tellement approché puis reculé de la solution, que je l’avais découverte avant que l’auteur ne révèle tout. Et ça, c’est dommage. Cela veut dire que c’était devenu prévisible et qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule solution au secret si bien gardé. 

    Bon, à part ça, je n’ai rien à redire, et je lirai probablement d’autres romans de cet auteur. 

    Points attribués :7/10 

    Je remercie l’édition Archipel pour cette lecture australienne.

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  • Edition: Belgique loisirs
    Nombres de pages: 220 pages

    Résumé: Rentrée 1957. Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs. Ils sont neuf à tenter l’aventure. Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher.



    Mon avis : Molly Costello a pris une décision qui va déchirer sa vie en deux parties : il y aura un avant et un après.

    Parce que Molly est noire, et qu’elle sera l’une des premières à intégrer un lycée blanc en 1957….

    Grace, de son côté, à 15 ans, et ne vit que pour sa popularité et le garçon dont elle espère une invitation pour le bal de fin d’année. Jusqu’au jour où elle croise le chemin de Molly Costello…

    220 petites pages pour expliquer ce si bouleversant événement véridique : la toute première intégration aux Etats-Unis d’adolescents à la peau noire parmi des adolescents à la peau blanche. 

    Aujourd’hui, cela pourrait paraître banal, mais en 1955, un jeune garçon noir avait été mis à mort pour avoir regardé une femme blanche dans les yeux…

    A travers le regard de ces deux jeunes filles, chacune d’un côté de la barrière, on se rend compte que ce bouleversement aura détruit des vies, et aura fait grandir la maturité de beaucoup d’autres. La terreur de Molly, la curiosité de Grace, et les préceptes inculqués jusqu’alors, et clairement expliqué dans ce livre, donne un aperçu clair de ce que pouvait être la société à cette époque. Tant de barrières, tant d’interdictions, on pourrait presque se croire sur une autre planète, et pourtant..

    J’ai déjà lu d’autres livres sur le même thème ( La couleur de nos sentiments et Des mensonges dans nos têtes), et celui-ci parachève le témoignage, même romancés, de ce que j’ai découvert jusqu’ici.

    Points attribués : 9/10

    Petit bonus
    Des photos des véritables neuf premiers étudiants qui ont eu le courage de vouloir changer l'avenir




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  • Edition: Belgique Loisirs
    Nombre de pages: 175 pages

    Résumé: En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.
    Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l'écriture.. mais aussi l'obéissance, l'avilissement et l'humiliation. Finalement, l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.


    Mon avis : Mary a 15 ans, et vit chichement avec sa famille, composée de ses 3 sœurs, ses parents et son grand-père. Tous les jours, le labeur est constant et la jeune fille n’a pas le temps de rêver à autre que la traite des vaches, et les cultures.

    Sa vie change le jour où le pasteur, qui ne vit pas très loin de la famille, décide d’embaucher l’une des filles de la famille pour aider la domestique qu’il emploie déjà. Mary est désignée, et bien qu’elle n’en ait pas envie, la voilà propulsée dans un autre monde que le sien.

    Le style est tout à fait particulier. Mais l’histoire se passe en 1831, à une époque, donc, où les jeunes filles n’avaient pas le loisir d’aller à l’école, à la campagne. Le fait qu’il y ait très peu de ponctuation et de syntaxe reflète cet état des choses. Et bien que cela soit déstabilisant au début, on s’habitue rapidement au style de pensées et donc d’écriture de Mary.

    Elle est toujours très pragmatique, ne connaissant pas la fantaisie et la douceur. Aucune fioriture dans ses écrits, aucune manifestation émotive particulière. Et pour cause : Mary raconte sa longue descente aux enfers.

    Bien qu’il ne soit pas véridique, ce récit a un parfum de réalisme malgré tout. Car ce genre de situation a du réellement exister à cette époque. Et j’ai eu l’impression de passer une porte et de me retrouver pratiquement 200 ans en arrière, ce qui était certainement le but de l’auteur.

    Je n’ai pas eu, pour ce livre, de grand coup de cœur. Mais malgré tout, Mary m’aura touchée, à sa manière trop brusque, trop honnête, trop vive. Mary, du haut de ses 15 ans, a vu la réalité de cette époque avec une rare franchise. Et c’est ça qui m’aura ému…

    Points attribués : 7/10

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  • Edition: City Terres d'Histoires
    Nombre de pages: 320 pages

    Résumé: 1865. L’univers du kaolin n’a aucun secret pour le jeune Henri. Il passe ses vacances scolaires au milieu des carrières et des ouvriers, et Albine aux yeux envoûtants ne le laisse pas indifférent. Elevé par Maria, la servante du patron, il rêve de travailler sur le site. Mais un jour, le propriétaire de ces carrières est assassiné, et c’est son gendre qui le remplace. Un homme faible, dominé par ses pulsions, manipulé par son épouse. Obligé de fuir, Henri s’installe à Paris. Mais en secret, il rêve toujours de l’or blanc des carrières… Les événements inquiétants qui se succèdent au pays de la porcelaine, lui donneront-ils l’occasion de renouer avec son passé ? Qu’est devenue Albine, son amour de jeunesse ? Et quel est le secret jalousement gardé par Maria ?


    Mon avis : Henri a grandi dans l’univers du Kaolin. Il sait tout de ce minéral, il sait les procédures d’affinage, et aime cet univers clos. 

    Mais la carrière ne lui appartient, ni à lui ni à celle qui l’élève, Maria, gouvernante du domaine des propriétaires. Mais celle-ci est poussée vers la sortie par la nouvelle épouse, décidée à mener la maison à son idée. 

    Maria s’occupe de Henri, lui fournit un toit et un amour de mère, même si elle ne l’est pas. Le jeune homme finira par partir vivre à Paris, s’y trouver une situation, et s’y marier. Mais de loin, il gardera un œil sur ce qui se passe dans sa région natale, jusqu’à ce qu’un lourd secret soit mis au jour. 

    1865, une époque que j’aime beaucoup. Une région rurale de la France, c’est parfait. Une histoire familiale, j’adore. 

    Les éléments principaux sont donc réunis pour que ce livre me plaise. Et dans l’ensemble, c’est ce qui s’est passé. 

    Henri est un jeune garçon, comme on en voudrait tous. Appliqué, doux, et serviable, cet enfant à tout pour lui. La ténacité, le courage et l’envie d’entreprendre sont autant de qualités réunies dans son caractère. Ce qui rend le personnage d’autant plus appréciable. 

    Maria est, elle aussi, adorable. Dévouée, travailleuse, et douce, c’est une dame qu’on rêverait d’avoir pour mère. Elle ne vit que pour Henri, et fait toujours en sorte de penser à lui, même quand il est loin. 

    Je reste davantage sur ma faim quand il s’agit de l’approfondissement de l’histoire. J’ai l’impression d’avoir lu un condensé plutôt qu’une intégrale, si vous voyez ce que je veux dire. On traverse plusieurs sans en rien savoir, on découvre de nouveaux personnages sans les avoir vu arriver. Et là, je déchante. 

    Parce que ce qui me plait dans ce genre d’histoire, c’est de pouvoir m’installer, prendre le temps de regarder tous ces personnages évolués. Et ce n’est pas ce que j’ai ressenti. Du coup, je suis un peu déçue. 

    Points attribués : 7/10 

    Je remercie l’édition City pour cette histoire comme on en vit plus.

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  • Edition: Terra Nova
    Nombre de pages: 329 pages

    Résumé: 1918. Dans un petit village du sud de l’Italie, un bébé pousse son premier cri tandis que l’Europe sort tout juste de la guerre. Ce nouveau-né ne connaîtra jamais son père, mort au combat, tout comme vingt autres hommes de la famille. Vitantonio est donc le dernier fils d’une lignée dont les hommes semblent frappés de malédiction. Pour qu’il ne connaisse pas le même sort, le jour de sa naissance, Vitantonio est adopté par une autre famille, très aisée. Il est élevé comme le jumeau de Giovanna, née le même jour. Les deux enfants grandissent, vivent dans l’insouciance… et se rapprochent. Mais la seconde guerre mondiale éclate. La tragédie va déchirer le voile du secret des origines de Vitantonio. Le dernier fils pourra-t-il à échapper à son destin et à la malédiction des siens ?

    Mon avis: Donata et Francesca attendent leurs époux respectifs, partis au front durant la première guerre mondiale. Aucun des deux n'en reviendra. La belle-famille de Donata, les Palmisano, semble souffrir d'une malédiction, puisqu'au homme de cette famille n'a survécu. 21 hommes de différents âges, appartenant à cette famille, ont été tués au Front.

    Aussi, lorsque Donata comprend qu'elle est enceinte, elle compte tout faire pour que son enfant échappe à cette malédiction. Ce qui va la pousser à la dernière extrêmité: le donner à une autre famille, pour qu'il ne porte pas son nom de famille d'origine.

    Dans un tout petit village, frappé par ces batailles, il faut reconstruire. Pourtant, 20 ans plus tard, lorsque la second guerre mondiale éclate, Vitantonio va se trouver confronté à de grands dangers. Reste à voir si la malédiction fera fi de son nom ou pas...

    Le début de l'histoire démarre très bien. Le secret qui se déroule sous mes yeux pendant ma lecture me semblait vraiment intéressant, et j'avais hâte de savoir ce qu'il allait advenir de Donata et de son enfant. Mais au fil des chapitres, et passé la période de l'enfance et de l'adolescence de Vitantonio, il s'avère que tout reste très plat, et sans aucun rebondissements. A part un survol des combats et des conséquences pour l'Italie, rien ne se démarque vraiment par rapport à dont parlait le début de l'histoire.

    Du coup, j'ai été plutôt déçue que cette trame si savamment préparée, se soit défaite sans que rien de particulier n'en découle. 

    Du coup, un livre qui paraissait vraiment prometteur ne révèle finalement rien de spécial.

    Points attribués: 6/10
    Je remercie l'édition Terra Nova pour cette lecture italienne

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