• Marquer les ombres de Veronica ROTH

    Edition: Nathan jeunesse

    Nombre de pages: 464 pages

    Résumé: Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. 

    Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider – ou décider de se détruire.

    Marquer les ombres de Veronica ROTH

    Mon avis: Akos voit son univers sombrer le jour où les ennemis de son peuple viennent les envahir et les emmènent en esclavage. Il n'a pas de ressources, est trop jeune pour être capable de se défendre, et son grand frère est trop traumatisé pour lui être d'une grande aide.

    Les années passent, et Akos se trouvent lié au dirigeant du peuple shotet, mis au service de Cyra. Leurs dons respectifs se complètent, et pour que Cyra ne souffre pas, Akos doit être là. 

    Pourtant, il n'a pas perdu espoir de retrouver un jour sa liberté...

    Je ne suis pas très fan en général des histoires futuristes. Les vaisseaux traversant l'espace, et les univers totalement inconnus... Très peu pour moi. 

    Pourtant, étrangement, lorsque Nathan jeunesse me l'a proposé, j'ai été interpellé par la présentation, la couverture et le titre. Et j'ai décidé de tenter l'expérience....

    Au début de ma lecture, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher. Certainement parce que je n'ai pas l'habitude  ni l'envie de lire ce style de roman. Et je dois dire que je me suis demandé, durant les premiers chapitres, ce qui m'avait pris de vouloir essayer.

    Et puis, lorsque Akos rencontre Cyra, lorsque les pourquoi  et les comment s'expliquent, tout d'un coup, la vapeur s'est inversée. Sans vraiment m'en être rendue compte, je me suis mise à réfléchir à ma lecture chaque fois que je devais fermer le lire, attendant avec impatience de pouvoir le reprendre.

    Sans difficulté, je me suis attaché aux deux personnages principaux, bien bâtis, dotés de qualité et de défauts tout à fait plausibles. Akos et Cyra sont devenus pour moi plus que de descriptions sur papier. Je dois bien l'avouer, j'en suis surprise moi-même! Je ne m'attendais pas du tout à apprécier à ce point ce roman (qui est un premier tome, pour ceux qui aiment les séries). J'ai été conquise au point de trépigner quand je me suis rendue compte qu'il me faudrait attendre le prochain tome pour savoir certaines choses! Avouez que c'est cocasse: moi qui n'aime pas ce genre d'histoires, et qui me retrouve à soupirer de dépit de voir le livre terminé!

    Je n'ai pas lu l'autre série, si connue, de Véronica Roth. Et je me plongeais donc pour la première fois dans son univers. Et je suis charmée...

    Je reste bouche bée de ce tour de force, et je dois dire que j'adore être surprise de cette façon. Du coup, je n'ai plus qu'une chose à faire: attendre la suite!

    Points attribués: 9/10

    Je remercie l'édition Nathan jeunesse pour cette lecture ensorcelante.

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  • Le grand saut de Florence HINCKEL

    Edition: Nathan jeunesse

    Nombre de pages: 374 pages

    Résumé: Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam sont amis depuis la sixième. Aujourd’hui, ils entrent en Terminale, cette dernière année tant attendue, tant redoutée. Enfin la libération ? Une chose est sûre, bien que le soleil baigne leur petite ville de La Ciotat, chacun sent que l’orage gronde…

    Les sentiments depuis trop longtemps inavoués de certains, les relations familiales bancales des autres, la pression de l’avenir… tout devient insupportable. Et ce n’est pas la gigantesque soirée chez Madeleine qui va suffire à leur changer les idées. Au contraire, c’est même peut-être là que tout va définitivement basculer…

     

    Le grand saut de Florence HINCKEL

    Mon avis: L'entrée au lycée, c'est comme plonger dans l'inconnu. Il suffit de tomber sur les bons amis pour que tout se passe bien. C'est ce qui est arrivé, quelques années plus tôt, lorsqu'Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam ont passé les portes du bahut. 

    Depuis, lié par une amitié indestructible, ils savent qu'ils s'acheminent doucement vers une autre étape de leur vie. Ca ne les empêche pas d'avoir chacun leur petits et grands soucis à traiter: un grand frère qui tourne mal, une atmosphère familiale tendue, une rupture amoureuse, etc.

    Il y a déjà eu énormément de séries littéraires parlant d'amitié entre lycéens et lycéennes: A la vie, à la mort. Tout le monde connaît. En général, ce genre d'histoires se passent dans des milieux aisés, protégés, dans lesquels les protagonistes ont peu de soucis comparables à ceux du commun des mortels.

    Ce livre (que je pense être le premier d'une série) est, à ce point de vue, une véritable bouffée d'air frais. En effet, cette fois, il ne s'agit de jeunes adolescents pleins aux as, ni d'intrigantes machiavéliques. C'est la vérité toute nue, la vraie vie, qui est mise en lumière.

    6 adolescents, avec 6 caractères différents, et menant chacun une vie pas forcément idyllique. Je l'ai dit plus haut, ils doivent affronter des problèmes réels, ceux que la vie peut apporter à n'importe qui: les difficultés financières, la difficulté d'affronter le regard des autres, les remariages, et bien d'autres choses encore. Et là est la vraie force de ce roman. Parce que, finalement, chaque lecteur a l'occasion de pouvoir se glisser dans la peau des personnages, puisque leurs vies ressemblent tellement à la nôtre. 

    Florence Hinckel a un vrai don pour nous faire espérer, malgré tout, à une fin heureuse. Elle possède la magie nécessaire pour que l'on croit à une amitié infaillible, celle qui supporte tout. Et là, moi, je dois: WAOUH!

    J'ai vraiment pris plaisir à cette lecture. Pas un instant je ne me suis ennuyée, pas un instant je n'ai trouvé que c'était mièvre. Bien au contraire.

    Le grand saut est le mot juste pour cette histoire. On vit avec ces adolescents tous les bouleversements qui arrivent quand on se prépare à entrer dans la vie adulte, quand on arrive à  la fin des années d'étude, et le lot d'incertitudes qui accompagne tout ça.

    Je ne peux finalement que conseiller ce livre (oyez, professeurs de lycée). J'espère que c'est ce genre de livre que l'on pourra voir fleurir dans toutes les mains dans les années à venir.

    Points attribués: 10/10

    Je remercie l'édition Nathan jeunesse pour cette superbe lecture.

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  • De feu et de neige d'Anne-Marie POL

    Edition: Nathan jeunesse

    Nombre de pages: 331 pages

    Résumé: 1812, Moscou. Félicité, jeune Française de 16 ans, vit avec sa mère sous la protection d'une riche famille russe. Malgré leur différence de classe, Félicité est amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse. Mais la guerre éclate, Napoléon Ier a décidé d'envahir la Russie. Les Français sont devenus les ennemis des Russes. Félicité n'a d'autre choix que de fuir pour survivre.

    De feu et de neige d'Anne-Marie POL

    Mon avis: Félicité a grandi en Russie. Après la mort de son père, soldat français, sa mère s'est exilée, et mise au service d'une famille fortunée russe. Amoureuse du fils de la famille, elle rêve de pouvoir s'établir, l'épouser et entrer au sein de la maison par la grande porte. 

    Mais la Révolution bouscule tout. En 1906, Moscou est incendiée, et Félicité n'a d'autre choix que de se cacher, et d'affronter toutes sortes de dangers: soldats français, soldats russes, soudards, voleurs, etc. Prises en charge par une troupe de théâtre, les deux femmes sont ballottées, et ne doivent leur survie qu'à leur volonté de vivre.

    Le thème de la révolution russe est rarement abordé dans la littérature jeunesse. Du moins de tout ce que j'ai lu jusqu'ici. Il faut dire que c'est un sujet dur, difficile, et violent. Comment donc en parler sans effrayer les jeunes lecteurs, mais en leur donnant toute l'étendue de la tragédie qu'on leur décrit?

    Anne-Marie Pol a su se mettre dans la peau de la jeune fille de 16 ans, celle qui a de grandes illusions, un rêve et des espoirs. Elle a su, par le biais du journal intime tenu pour cette adolescente, nous faire comprendre la détresse des moscovites de l'époque. Elle a pu générer chez le lecteur l'empathie et l'attachement nécessaire pour que l'histoire coule d'elle-même.

    Destiné au jeune public, comme je l'ai déjà dit, il était important que le personnage principal puisse être de la même tranche d'âge. Et il fallait pouvoir donner accès à l'Histoire réelle également. Concilier les peines de coeur d'une jeune fille et le désastre de la débâcle russe face à Napoléon, dans un seul livre, c'est un joli tour de magie. 

    Bien que le côté tendre soit (pour moi, adulte de 34 ans) un peu mièvre, je ne peux douter que cette petite romance à l'eau de rose plaira considérablement à toutes les jeunes filles qui le liront. Quant au côté héroïque des jeunes personnages masculins du roman, il ne pourra qu'enflammer les idées des jeunes lecteurs. 

    Bref, un livre à faire découvrir à tous.

    Points attribués: 8/10

    Je remercie l'édition Nathan jeunesse pour cette lecture russe.

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  • Le moulin de la dérobade d'Annie DEGROOTE

    Edition: Presses de la Cité Terres de France

    Nombre de pages: 360 pages

    Résumé: 1906. Le troublant portrait d'une jeune femme du XVIIIe siècle et une trop jolie bague incitent Valentine de Montfleury à chercher à en connaître les secrets... Elle, la riche héritière bourguignonne, promise à un homme qu'elle n'aime pas, brave l'autorité paternelle et part à l'aventure dans un Nord inconnu à la recherche d'ancêtres supposés. Accompagnée d'Esmérance, sa délicieuse grand-mère, la jeune fille découvre les charmes d'un pays surprenant. A leur arrivée dans la petite ville de Bailleul, au pied des monts des Flandres, le coeur de Valentine bat à se rompre. 

    De révélation en révélation, Valentine lève le voile sur le mystère du légendaire moulin de la Dérobade, qui doit sa curieuse appellation à une sombre légende familiale enfouie pendant plus d'un siècle. Elle réveille également le souvenir d'un certain Degraeve et élucide l'histoire, extraordinaire, de ses propres origines...

    Le moulin de la dérobade d'Annie DEGROOTE

    Mon avis: Valentine est issue d'une famille noble. Promise à un jeune homme sans fortune mais de bonne réputation, elle appréhende son avenir. Lors d'une fête donnée en son honneur, un invité lui parle du tableau de famille que la jeune fille a toujours connu, et dans lequel elle voit une immense ressemblance avec son propre visage.

    Pourtant, ce que l'invité lui raconte semble impossible: il aurait vu dans un livre d'art la reproduction de ce portrait, mais le nom de famille du peintre contient une consonance flamande. Le mystère est suffisamment intéressant pour que Valentine veuille découvrir toute l'histoire de si beau tableau.

    L'histoire commence plutôt tragiquement. Une dispute familiale, un décès, et une longue absence. 

    En revanche, le personnage de Valentine est un véritable coeur tendre. Jeune, innocente, naïve, mais pas dénuée de volonté. En sa compagnie, nous remontons et voyageons à l'époque des moulins à vent du nord de la France. Et j'ai d'ailleurs découvert à cette occasion que ces bâtiments avaient un nom. 

    Je dois avouer que j'ai vu les choses arriver bien avant qu'elles ne se passent. Les événements sont un peu courus d'avance, et il n'y a donc aucune réelle surprise.

    Ca reste malgré tout un joli petit livre à découvrir. Il est empli de douceur, de tendresse, de mystères découvrir et d'histoires d'amour. Tout ce qu'il faut pour passer un joli moment agréable. Je n'avais jamais rien lu encore de cet auteur. Ce n'est pas un coeur, mais il reste un roman plaisant.

    Points attribués: 7/10

    Je remercie les Presses de la Cité pour cette lecture flamande.

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  • C'est lundi, que lisez-vous? (163)

     

    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.


    Il s'agit de répondre à trois questions:

    1. Qu'ai-je lu la semaine passée?

    2. Que suis-je en train de lire?

    3. Que lirai-je après?

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

     

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

     

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

     

    Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    De la Grèce à l'Autriche, en passant par les États-Unis, des années cinquante à nos jours : la tragique quête du bonheur d'une famille grecque et les catastrophes qui en résultent...

    Tout commence dans un petit village divisé par la guerre, à la frontière gréco-albanaise. Yaya Maria, grand-mère et entremetteuse patentée, décide de marier sa petite-fille, Eleni, avec son cousin, Lefti, pour assurer la pérennité de sa famille. Mais ces derniers ne souhaitent qu'une chose : la première, faire sa propre révolution, le second, qu'on le laisse tranquille. Cependant, parce qu'elle a eu la mauvaise idée d'insulter le chef de la police locale, Eleni se trouve face à deux options : épouser Lefti et rentrer dans le droit chemin ou séjourner en prison pour une période indéterminée. Si les deux cousins sentent que Yaya Maria s'est trompée dans ses prédictions, ils ignorent en revanche que leur famille sera ainsi condamnée au malheur pour plusieurs générations.

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

     

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    La séparation : une décision, inéluctable, qui anéantit presque tout : une vie de famille, une « respectabilité sociale », le travail patient des vignes, un beau domaine. D'Hélène, épouse détruite, qui retrouve sa liberté, à Gaby l'adolescente, qui se construit, un roman d'apprentissage et les portraits croisés tout en sensibilité d'une mère et de sa fille. 

    En apparence, Hélène Lemaire affiche la réussite de celle qui a su tout concilier : un mariage au long cours, une vaste exploitation viticole en Champagne, deux ados épanouis. Dans l'intimité, c'est une femme brisée dans son coeur et sa chair. La séparation devient bientôt sa seule voie de secours. Quel qu'en soit le prix : la solitude, les manigances de l'ex-mari, l'abîme qui se creuse entre son fils et elle... A bientôt quarante ans, la perspective de recommencer à zéro n'effraie pas Hélène. Au bout du tunnel, la possibilité d'une autre vie ? Comme en écho au retour à la liberté de sa mère, Gaby livre son expérience d'adolescente en devenir et de témoin lucide de la dissolution d'un couple.

    C'est lundi, que lisez-vous? (163)

    En 1877, Charlene Morrison, une jeune femme, ambitieuse et énergique, arrive dans le village de Menlo Park, au New Jersey, pour entreprendre une carrière scientifique auprès de Thomas Edison. Travaillant jour et nuit dans son groupe de recherche, Charlene assiste à la naissance du phonographe, puis à la création de l’ampoule incandescente qui fait la renommée du jeune visionnaire.

    À la suite d’une visite à la Maison-Blanche et du passage de l’actrice française Sarah Bernhardt au laboratoire de Menlo Park, Edison devient un héros national, l’homme qui répand la lumière sur le monde.

    Mais bien vite, le miracle de l’électricité donne lieu à des affrontements cruels entre les puissances industrielles de l’époque. Alors que la guerre des courants se déchaîne et que les rivaux d’Edison tentent de le détruire, Charlene lui garde sa loyauté. Trouvera-t-elle enfin le chemin du coeur de l’inventeur ?

    Et vous, que lisez-vous?

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