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    Edition: La boîte à Pandore
    Nombre de pages: 241 pages
     
    Résumé: 1955. Un orage musical de 180 secondes secoue la planète : c’est la naissance du rock’n’roll. Finis les chanteurs guimauves. Phénomène sans précédent, le « Rock around the clock » de Bill Haley met le feu aux poudres. Il est l’homme par qui tout est arrivé : plus jamais la musique ne sera la même.
     
    Dans son sillage, s’engouffre une génération spontanée de musiciens inconnus qui se met à inonder le monde de sons nouveaux, de rythmes qui réveillent les plus endormis. Pour une fois, la musique n’adoucira pas les moeurs, elle va les bouleverser. Des millions de jeunes vont surfer sur ces rythmes violents et parfois provocants pour clamer leurs frustrations, secouer le joug séculaire des parents, affirmer leur droit d’exister, de penser, de s’exprimer et de devenir à leur tour des citoyens.
     
    Rockstars et popstars, portées aux nues, deviennent les porte-parole d’une jeunesse pressée de vivre et de se faire entendre. Pour mériter leur statut d’idoles, ces artistes devront souvent se livrer à une surenchère de décibels, d’originalité, d’excès en tout genre. Certains n’ont pas survécu à la gloire, d’autres sont devenus des « papys » du rock, des vétérans du showbiz. Leurs noms s’inscrivent en lettres de feu au panthéon de l’Olympe musical.
     
    Mon avis: Entre Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, David Bowie, Prince, et les autres idoles des meilleures années du rock, il y a de quoi se mettre sous la dent.
     
    Ce livre retrace pour chacun d'entre une brève biographie, ponctuée d'anecdotes intéressantes.
     
    J'aime les biographies, les anecdotes et les détails peu connus du public. J'aime découvrir l'envers du décor, les débuts et ses difficultés, les mystères des enregistrements, des créations de groupe, et j'en passe.
     
    Pour le coup, je suis ravie. Tout s'y trouvait, tout y était. Vous avez envie de retrouver les émois qui entouraient les Beatles? Vous voulez comprendre leur dissolution? Lisez ce livre.
     
    Vous voulez connaître un petit peu mieux David Bowie, l'homme aux cent visages? Savoir d'où Joan Baes est arrivée? Comment les Rolling Stones ont réussi? Tout est là. J'ai pris un réel plaisir à découvrir ou redécouvrir certains chanteurs oubliés des décennies précédentes. Après tout, ils ont été précurseurs à leur époque. 
     
    Le style d'écriture est agréable, loin d'être lourd. Ce livre se laisse lire, bien installé à côté d'une chaîne hifi, pour pouvoir accompagner la lecture de musiques correspondantes. C'est un bel exercice à faire, car cela permet de vraiment bien se situer  tous les chanteurs qui sont abordés, et croyez-moi, ce livre est bien fourni.
     
    J'ai passé un très bon moment avec ce livre.
     
    Points attribués: 9/10
    Je remercie l'édition Boite à Pandore pour cette lecture musicale.
     
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  • Edition : Michel Lafon 

    Nombre de pages : 290 pages 

    Résumé : Des Kennedy aux Obama, La Résidence nous plonge dans le quotidien des familles présidentielles et de ceux qui les servent. 

    À travers les témoignages et les anecdotes des majordomes, gouvernantes, cuisiniers, fleuristes et des autres employés qui s'occupent des 132 pièces, 35 salles de bains, 28 cheminées, 3 ascenseurs et 8 escaliers de la maison, on découvre l'intimité du palais présidentiel, comme si les murs pouvaient parler. Ces histoires tristes, touchantes ou drôles nous racontent comment Jackie Kennedy a fait son deuil, les conséquences de la démission de Nixon, ou encore comment Hillary Clinton a ouvert le crâne de son mari avec un livre ! 

    Kate Andersen Brower lève le voile sur les habitudes des Présidents, des Premières Dames et de leurs enfants, ainsi que sur les relations, parfois amicales, parfois tendues, qu'ils entretiennent avec le staff de la Maison-Blanche. 


    Mon avis : La Maison Blanche fait rêver tant de monde. Elle est visitée chaque jour par des milliers de personnes, elle renferme d’innombrables histoires à propos de chacun des présidents qui a établi sa résidence, pendant un moment, depuis sa création. 

    Les employés de cette résidence sont nombreux, et au travers des décennies, certains ont vu, entendu et servi les présidents nommés. Un florilège de souvenirs, d’anecdotes et de ressentis nous sont relatés dans ce livre. 

    Je dois dire que j’étais très impatiente de découvrir ce livre. Il ne m’aura pas fallu longtemps pour le lire. 

    Pas qu’il y ait peu à se mettre sous la dent, bien au contraire. Les personnes interviewées, que ce soit des majordomes, des cuisiniers, des femmes de nettoyage, et bien d’autres employées, ont toutes différentes choses à raconter. Rien de salace, de dégoutant, et aucun ragot croustillant. Ceux qui aiment les magasines peoples seront déçus. Mais bien au contraire, tout au long du livre, on sent l’élégance, la bienséance, le respect transparaître dans chacun des témoignages. 

    Et ils sont nombreux, ces témoignages. L’auteure relate parfois les circonstances de ses rencontres avec les anciens employés. Pour le reste, elle retranscrit les paroles de ces personnes retraitées. Parfois, ce sont les enfants des présidents eux-mêmes, qui ont grandi, et qui s’expriment sur leur vécu à la Maison-Blanche. 

    A travers tous ces récits, on a un très bel aperçu de l’envers du décor, de ce que l’on ne voit pas à la télé. Pour preuve, ce témoignage d’un majordome qui disait s’arranger pour être toujours hors champ des caméras et des appareils photos. Ca m’a impressionné. Dans les images que l’on voit à la télévision, ou dans les tabloïds, on ne voit pas tout le travail réalisé par le personnel qui entoure l’homme dirigeant le pays. 

    Ce livre est à la fois touchant, émouvant, drôle, impressionnant et souvent humoristique. C’est loin d’être lassant. J’ai adoré cette lecture, et je ne la regrette vraiment pas ! 

    J’ai adoré ! 

    Points attribués : 10/10 

    Je remercie l’édition Michel Lafon et Babélio pour cette lecture présidentielle. 

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  • Edition : Jourdan 
    Nombre de pages : 464 pages 

    Résumé : Dix ans après son mariage, dans un cas historique qui a secoué la nation américaine et mené à la réécriture des lois, Ann a divorcé de son puissant mari mormon, prétextant la négligence et les traitements cruels. 

    En 1876, Ann Eliza a publié une autobiographie intitulée « Wife n° 19 ». 

    Elle explique la raison de son écriture : « Si j’entreprends la rédaction de cet ouvrage, c’est pour montrer au monde le véritable visage du mormonisme et dénoncer les pitoyables conditions de vie de ses femmes, réduites au pire esclavage qui soit. Ce n’est pas seulement leur corps qui leur est ravi, mais également leur âme. » 

    Son autobiographie est un document poignant révélant comment Brigham Young, président de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et d’autres hommes mormons vivaient à la tête de nombreux ménages, visitant leurs femmes tour à tour, devenues de véritables servantes. 

    Ann Eliza Young a parcouru les États-Unis pour expliquer la dégradation de la polygamie et du mormonisme, mais aussi pour révéler la véritable personnalité de Brigham Young lui-même. Elle a témoigné devant le Congrès américain en 1875. Ses remarques ont contribué à un passage de la loi qui a réorganisé le système judiciaire du territoire de l’Utah, aidant le gouvernement fédéral à poursuivre les polygames. 



    Mon avis : Ann Eliza Young est née au milieu du 19ème siècle. Ses parents ont très tôt adhéré au mouvement Mormon, tout nouvellement créé. La petite fille, entraînée à la suite de ses parents, n’a d’autre choix que de se plier aux règles en vigueur parmi les fidèles de cette religion. 

    Elle est d’abord relativement protégée par son jeune âge, avant d’être rapidement enrôlée dès son adolescence. 

    La polygamie fait rage et les dissensions sont nombreuses. Il y a régulièrement des décisions arbitraires, prises par le dirigeant en charge des mormons. Des spéculations, des spoliations, des disparitions sont monnaies courantes, et malgré cela, Ann Eliza doit se plier à ce qu’elle a connu toute sa vie. 

    Jusqu’au jour où cela va trop loin pour elle, et qu’elle décide de quitter le mormonisme. A la suite de cette décision, elle fera en sorte, par des conférences, des interviews, et de nombreuses rencontres politiques, de déciller les yeux du monde sur ce qu’il se passe dans cette communauté fermée au monde extérieur. 

    J’ai été intéressée par le sujet traité. Obscur en temps ordinaire, il m’était donné l’occasion d’ouvrir une petite porte sur l’intérieur de la communauté des Mormons. 

    La première partie du livre est vraiment très intéressante. Date à l’appui, la jeune femme retrace la création du mouvement, les prémices d’une communauté qui allait devenir quelque peu tentaculaire par la suite. Elle explique comment tout a démarré, comment les premiers principes ont été émis, et l’aura de mysticisme qui englobait tout cela. 

    Mais dans la seconde partie du livre, je me suis un peu plus ennuyée. J’ai eu l’impression d’être passée dans la partie Anecdotes. Relatant de nombreux faits, souvent très similaires, qui entachent la polygamie, Ann Eliza a voulu nous faire passer le message, et on la comprend, que cette pratique était mauvaise, et que les femmes vivant cette vie-là ne pouvait être totalement heureuses. Seulement, j’ai eu l’impression de relire sans arrêt les mêmes faits, en changeant simplement les prénoms. Bien que je comprenne que ce sujet ait pu lui tenir très à cœur, j’ai trouvé dommage de ne pas, plutôt, explorer d’autres aspects plus profondément. 

    J’avoue aussi m’être parfois interrogée quant à la totale véracité des faits qu’elle relate. Ce qui m’a un peu refroidi. 

    Au final, le sujet était intéressant, mais j’aurais qu’il soit traité un peu différemment. 

    Points attribués : 7/10 

    Je remercie l’édition Jourdan pour cette lecture communautaire. 

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  • Edition : Jourdan 

    Nombre de pages : 180 pages 


    Résumé : Liliane Demeuter a 12 ans et évolue depuis toujours dans une famille aimante et bienveillante. Accompagnée de celle qu’elle croyait être sa mère, Liliane signe ses papiers d’identité pour la première fois et y découvre avec effarement sa véritable identité : Louise Lewkowitz. 

    « Ta mère ne viendra jamais te chercher », obtient-elle comme unique réponse à ses nombreuses interrogations. Liliane se sent alors comme une étrangère parmi les siens, souffre en silence. 

    Elle a été abandonnée par sa mère et ne sait rien d’elle… 

    Ce n’est que bien des années plus tard que Dominique, sa fille, journaliste, décide de mener l’enquête qui permettra à Liliane de découvrir le visage de sa mère, pour la première fois, à l’âge de 68 ans. 

    Une enquête bouleversante dans les méandres de la Seconde Guerre mondiale.


    Mon avis : Dominique Delescaille a une maman qui a une histoire particulière. Car à l’age de 12 ans, elle apprend tout à fait par hasard qu’elle est une enfant adoptée et que le nom qu’elle avait toujours porté jusque-là n’est pas le sien, et que les parents qu’elle croyait être les siens sont en fait des parents adoptifs. 

    Ces parents, très affectueux au demeurant, refuse de lui dire qui sont ses véritables parents. Et la petite fille va rester dans l’ignorance très longtemps… 

    C’est sa fille, l’auteur, qui va faire les recherches nécessaires pour tenter de retrouver la trace de ses véritables grands-parents. 

    Ce récit m’a bouleversé ! Littéralement ! 

    D’abord, parce que cette histoire se passe dans ma région, dans ma ville. Les lieux dont elle parle me sont bien connus, et c’est encore plus bouleversant de situer si clairement les événements qu’elle relate. 

    C’est un témoignage important, dans le sens où des enfants qui ont vécu la même chose que sa mère n’ont pas pu, eux, retrouver leurs vraies origines. Ils n’ont pas avoir de nom, n’ont pas pu mettre un visage sur leurs parents. Au-delà du cas isolé, il s’agit de faire éclater la vérité au grand jour : la dénonciation, au temps de la Seconde Guerre Mondiale, était monnaie courante, même chez moi, à Charleroi. Et lire ça, c’est se réveiller : c’est réaliser que tout ça n’est pas seulement arrivé loin de chez nous. 

    En toute humilité, tout simplement, Dominique Delescaille explique ses trouvailles, raconte ses émotions et celle de sa maman, rouvre son album de souvenirs. C’est poignant, émouvant, et on en sort bouleversé ! 

    Je ne peux que le conseiller ! 

    Points attribués : 10/10 

    Je remercie l’édition Jourdan pour cette lecture extraordinaire. 

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  • Edition: La boîte à Pandore
    Nombre de pages: 350 pages

    Résumé : Dans l’imagination populaire, la grande vague hystérique de sorcellerie, de sabbats et de procès terrifiants de cruauté, avec leurs interrogatoires sadiques et l’horrible issue du bucher, est indissociable de l’image d’un Moyen Âge obscurantiste. 

    Or, la majorité des hallucinants procès de sorcellerie se déroulèrent du XVe à la fin du XVIIIe siècle et servirent à focaliser, sur des boucs émissaires, la colère d’une population mise à mal par les famines et les guerres interminables. 

    Le dégoût et la peur qu’inspirent les maléfices – potions répugnantes, meurtres rituels d’enfants,… – au peuple justifient des exorcismes obscènes et des procès accompagnés de tortures effroyables. Cependant, derrière ce tableau effarant de la sorcellerie « ordinaire », se dessine une autre réalité, celle des faux procès de sorcellerie qui sont en fait des règlements de comptes politiques déguisés, bien plus nombreux qu’on le pense. Cet autre visage de l’usage d’accusation de sorcellerie recèle bien des surprises et révèle de curieux mystères… 


    Mon avis : De tout temps, la sorcellerie et les suppôts qui en font usage ont fait couler beaucoup d’encre. Quant à savoir séparer le vrai du faux, c’est autrement plus compliqué ! 


    Les sorcières, ou les prétendues telles, n’avaient pas la vie facile. Et quelle que soit la période de l’Histoire que l’on aborde, n’importe quelle personne soupçonnée d’avoir accompli des actes abominables, contre-nature, diaboliques ou avilissants était considérée comme un ou une sorcière. Dès lors, il n’y avait pas beaucoup d’échappatoires. Beaucoup mouraient, brulés vifs, pendus, ayant subi d’atroces tortures. Et pourtant… Etaient-ils vraiment sorciers ? Auraient-il réellement pu être possédés ? 

    Ce livre retrace, à travers les siècles, les préjugés, les pratiques et les mœurs qui encourageaient ces si célèbres chasses aux sorcières… 

    J’ai toujours été intéressée par ce que l’on nomme ésotérisme. Par curiosité sans doute. Quand La boîte à Pandore m’a proposé cette lecture, j’ai accepté immédiatement. Et je n’ai pas été déçue. Du plus profond du Moyen-Age, jusqu’à tout récemment encore (eh oui), ce livre s’attache à enquêter sur les histoires les plus connues de sorcellerie. L’auteur s’est efforcé de dresse un tableau complet et honnête de chaque cas, s’appuyant sur ce qui reste de témoignages mis par écrit à l’époque du fait traité. Les accusations, les défenses de la personne accusée, et toute la procédure qui suivait les dénonciations. 

    Ce livre est vraiment très complet. Le ton donné au texte n’est ni trop lourd, ni trop léger. Il est juste ce qu’il faut pour permettre au lecteur de s’immerger dans sa lecture, complètement. Et lui permettre également de pouvoir réfléchir à ce qu’il vient de lire. µ 

    C’est un livre sérieux, certes, mais à la portée de n’importe qui. Les termes sont clairs, les images qui parsèment les pages permettent de se représenter tel ou tel personnage un peu plus connu. 

    J’ai beaucoup aimé ma lecture, et j’ai appris beaucoup de choses ! 

    Points attribués : 8/10 

    Je remercie la Boîte à Pandore pour cette lecture de sorcière.

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